Sunday in the parc / Joanna Pilarczyk
Ouvre-moi la porte de ton ivresse,
Toi dont l’été ne chaume jamais
Même lorsque la neige tombe dru
Même lorsque le monde s’effondre
Un peu.
J’ai vu s’abattre des volées de mésanges,
Quelques poignées de plumes
Qui s’échappent à la gravité,
Et se moquent de nos bras qui se tendent
Vers le ciel indifférent.
C’est le jeu, me disait la fillette.
Il faut sauter lorsque l’on passe la corde
À ton cou.
Elle n’est jamais bien loin,
La démence qui me suit à la trace.
Elle me tient compagnie
Lorsque plus personne ne le veut.