13 juillet 2026 / 19 juillet 2026

Posté par Haslam Atufal le lundi 13 juillet 2026

13 juillet 2026 (Lundi)

Café studieux. C’est lundi, et comme tous les lundi il s’y colle avec joie et entrain (non). Heureusement, le parfum capiteux du café apaise son cœur, et la couverture nuageuse a mis la canicule en sourdine.

Il n’en reste pas moins qu’il a une liste de choses à faire longue comme le bras sur les mains, et l’énergie caractéristique du paresseux accroché à sa branche.

Pour les étincelles, on repassera. Ceci dit, étant les risques d’incendies, ce n’est peut être pas si mal 😅 Allez, showtime !

14 juillet 2026 (Mardi)

Café Saint Paul. Il règne sur la rue de Rivoli un calme absolument remarquable, à croire que tout le monde est aux Champs Élysées, ce qui me va très bien.

Moi pour ma part, j’ai rendez-vous avec Henry Taylor et son Amérique raciale - pour ne pas dire raciste. Enfin, ce n’est pas comme si nous étions ici en position de donner des leçons de morale.

En attendant, ce café profite de la disparition de la foule pour écouter sa voix intérieure. C’est fou ce que c’est bavard, ces choses là…

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15 juillet 2026 (Mercredi)

Café coup de barre. Ses paupières sont lourdes, et il ne sait pas pourquoi. L’épuisement l’enlace comme on s’enfonce dans un édredon moelleux un soir d’hiver, sans pour autant qu’il puisse désigner une bonne raison à sa lassitude physique.

Peut être est-il attendu aux royaumes des songes, où Morphée exige sa présence ?
Où peut être est-ce seulement la facture inopinée des innombrables dettes qu’il a contracté avec le sommeil ?

Ce qui est sur, c’est qu’il ne va pas faire long feu, ce café.

16 juillet 2026 (Jeudi)

Café blanc comme neige. Il sait enfin où il va cet été. En même temps, on n’est que le 16 juillet. Il est laaaarge ce café !

Pour fêter ca, il a décidé de lire les nouvelles. Il n’aurait pas dû. Il va pas bien le monde, se dit-il en se donnant un air de Mafalda penché sur un atlas.

Vertige du fait divers, éloge de la médiocrité, guerres inutiles, passions tristes et propagande publicitaire. Finalement, ce café va fermer le journal et poursuivre son chemin. Partez devant, je vais vous ralentir…

17 juillet 2026 (Vendredi)

Café vent qui souffle dans la canopée en faisant bruisser les feuilles des arbres. Je suis sur qu’il existe un mot pour désigner ce phénomène en norvégien, et un autre en japonais qui désigne l’état méditatif que suscite le son du vent dans les branches.

Mais pas en Français, parce qu’en Français, on aime tourner autour du pot et les périphrases.

Peu importe, se dit ce café, il écoute donc ce son qui n’a pas de nom et qui pourtant suscite en lui une sérénité qu’il ne se savait pas avoir.

18 juillet 2026 (Samedi)

Café orange pressé. Il déambule de spot en spot, au rythme nonchalant de celui qui n’est attendu nulle part. Ce n’est plus un café, ce café est un chat !

Dénué de toute obligation, on pourrait le croire dénué de raison d’être, mais c’est précisément l’inverse qui se produit. La vie s’augmente quand elle n’est ni contrainte ni obligé. Si bien que, d’un certain point de vue, c’est bien celui qui n’a rien à faire qui est le plus vivant.

Mais allez expliquer cela à un monde obsédé de performance 😅

19 juillet 2026 (Dimanche)

Café chocolatine. Il a enfin fini de réorganiser sa bibliothèque. Sincèrement, je n’ose pas dire à ce café que l’on ne voit pas vraiment la différence.

Je soupçonne que l’on a tous en nous un reliquat du syndrome du déménageur que les parents des enfants de trois ans connaissent si bien.

Il faut croire que déplacer des objets est satisfaisant. C’est peut être bien ca, le propre de la nature humaine.
Est humain ce qui est incapable de ne pas toucher son environnement.

Ca se tient, non ?