17 aout 2026 / 23 aout 2026

Posté par Haslam Atufal le lundi 17 août 2026

17 aout 2026 (Lundi)

Café presque raisonnable. Je dis presque raisonnable parce que son cœur balance. C’est rigolo, un cœur qui balance entre deux positions incertaines, et dont l’indécision semble soudain émousser sa légendaire force de conviction - pour ne pas dire sa tête de mule.

En même temps, si l’on devait choisir entre une bonne et une mauvaise décision, en quoi cela serait-il un choix ?

Qu’à cela ne tienne. Il a un petit acrobate, le cœur de ce café. Il finira bien par se décider en temps et en heure.

18 aout 2026 (Mardi)

Café lapin blanc. Comme le célèbre animal, pas le temps, il n’a pas le temps, il est en retard, oh la la, il est encore plus en retard ! Il file, il s’enfuit, il n’est plus là, du reste il n’est pas passé, puisqu’il n’avait pas le temps !

Reste son ombre, qui le suit mollement, une ombre qui n’a rien de Suisse, une ombre tropicale plutôt, jamais à l’heure, jamais stressée.

Comment les deux se sont-ils retrouvés ensemble ?
C’est l’un des grand mystère de la vie ! Les voies du seigneur, yada yada…

19 aout 2026 (Mercredi)

Café bruine. Ça y est, il est fini le méchant été caniculaire ? Fini les ventilos bruyants, les climatisations soient disant portables, les pains de glace que l’on sème pour rafraîchir l’air ?

Ce café circonspect est plus que prudent. On lui en a promis, de la pluie, que dis-je, de l’averse, de la giboulée, de l’eau du ciel par tonneaux, cats and dogs comme disent les anglais.

Pour l’heure, il n’a vu que de la bruine. Ce café va attendre quelques jours avant de ranger ses machines…

20 aout 2026 (Jeudi)

Café qui œuvre au noir. Dans son athanor, l’encre est l’or qui coule au bout des doigts. Mais c’est l’or des fous, celui qui se change en plomb quand on l’expose à la lumière et que son glamour se disperse.

Qu’importe se dit le café. Ce qu’il réalise, il le réalise pour le voyage, et non pour la destination. Confortablement installé dans son orient-express, il s’observe tourner en rond.

À sa fenêtre défilent des jours semblables mais différents. L’essentiel, parait-il, est invisible aux yeux.

21 aout 2026 (Vendredi)

Café presque décent. Je dis décent parce qu’il est vêtu - ça fait quelques semaines qu’il ne l’est plus quand il traine chez lui ! Et presque parce que même si désormais il est plus ou moins présentable, il n’a pas encore pousser l’audace jusqu’à remettre une chemise et un pantalon.

Ceci étant dit, il doit bien admettre ce café que cela fait un bien fou un bon orage.
Dehors, ça sent le petrichor et la rentrée scolaire. La nuit tombe sur une promesse pluvieuse.

L’eau, c’est la vie 😅

22 aout 2026 (Samedi)

Café Porte Doré. Sah, ça m’a fait plaisir de constater ce matin que l’expo est blindé pour son dernier jour. Je me demande ce qu’il adviendrait de ce musée si un jour l’extrême droite prend le pouvoir…

Ce café, toujours pragmatique et terre à terre, me fait néanmoins remarquer que je devrais plutôt me soucier de mon sort.
Peu importe lui dis-je. Mektoub, que sera sera.

Du reste, l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse. Et cette forêt a les racines profondes.

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23 aout 2026 (Dimanche)

Café petite laine. Il a ressorti son écharpe, il est à deux doigts d’enfiler sa doudoune. Il se souvient qu’en vrai il n’est pas fait pour vivre en dessous de 25 degrés Celsius. Bref, ce café ne sait pas ce qu’il veut.

Bougon et mal embouché, il aborde donc cette journée avec l’état d’esprit de Clint Eastwood dans Dirty Harry (j’ai une longue histoire avec ce film).

Tiens, pour la peine, il va aller lire les nouvelles du monde. Ça devrait être raccord avec son humeur.
Make my day, punk !