12 octobre 2026 / 18 octobre 2026

Cafés indiens...

Posté par Haslam Atufal le lundi 12 octobre 2026

12 octobre 2026 (Lundi)

Café passant. Avec le retour du “froid”, ce café constate scientifiquement une accélération d’au moins 8% de la démarche du parisien moyen, et ce malgré des tenues qui s’alourdissent.

Oh, ce n’est pas encore la saison des combinaisons de ski bien entendu, mais force est de constater que la chair se dérobe à la vue, et que les seins que l’on saurait voir se cachent désormais sous de grands pulls en laine.

Ah la la, il faut dire que de nos jours plus personne ne parle des vrais problèmes 😅

13 octobre 2026 (Mardi)

Café contre-jour.

Il serait bien allé prendre un bain de jouvence et de gaz lacrymogène mais ce café est - paraît-il - adulte et responsable, en conséquence de quoi il est attendu ailleurs pour faire ces choses prétendument adultes et responsables mais en réalité totalement insignifiantes.

Ce matin, il a entendu à la radio une maman qui a fait redoubler son fils en première parce qu’avec 12 de moyenne il n’aurait pas sa fac de droit.

Et après on s’étonne que les jeunes soient dans la rue 😅

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14 octobre 2026 (Mercredi)

Café tangente.

Il ne sait pas si c’est universel, mais il soupçonne que la tentation de se fondre dans la foule est bien plus commune qu’on ne l’imagine. Certes, le besoin de se distinguer est une réalité, mais en réalité, il s’agit de se distinguer ensemble.

Si bien qu’il existe un conformisme de la distinction, y compris un conformisme de l’anticonformisme.

Aujourd’hui par exemple, ce café ne va pas faire comme tout le monde, comme tout le monde justement, tous tout seul, tous seuls ensemble.

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15 octobre 2026 (Jeudi)

Café One Punch Man.

Car oui, ce café s’identifie assez bien avec l’histoire de cet homme plutôt commun à première vue mais qui n’a de cesse de sauver le monde sans jamais en retirer le moindre bénéfice.

En tout cas, il s’y identifie surtout sur le caractère commun de ce dernier, car pour le reste, ce café n’est ni chauve (enfin pas trop), ni balèze, ni jeune, ni nippon, ni foutu de sauver le monde même si on lui en offre l’opportunité sur un plateau.

Bref. Je suis Saitama de loin 😅

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16 octobre 2026 (Vendredi)

Café sans commune mesure.

Tout a déjà été dit de la dissolution du commun comme de l’expansion du domaine de la démesure. Rien de ce que saurait ajouter ce café aux preuves accablantes qui s’accumulent ne saurait soustraire quoi que ce soit à ce naufrage.

Du coup, ce café préfère penser à tout autre chose. Par la baie vitrée, il observe par exemple le ballet des bus parisiens dans la lumière d’une aube sans promesse.

It’s a peaceful life a-t-il envie de dire, mais sans grande conviction.

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17 octobre 2026 (Samedi)

Café convergence des luttes.

Il regarde d’une oreille la radio dépeindre avec entrain la fin du monde tandis qu’il écoute d’un oeil le chant de la lumière dorée d’un matin paisible.

Dans le salon, deux pré-adolescents gisent échoués sur le canapé tandis que le chat en profite pour se frotter à leurs tignasses respectives.

Ce café se dit qu’il va devoir ruser pour obtenir d’eux de ranger leurs chambres.
Il va falloir être malin.

Heureusement que bismillah, c’est les ténèbres…

18 octobre 2026 (Dimanche)

Café clair. Aujourd’hui, ce café au corps d’éphèbe a rendez-vous avec la fin des temps, une sombre histoire de crânes de licornes et d’ombres indociles.

Enfin, ça c’est si le Théâtre du Châtelet n’est pas parti en flammes hier soir 😅

À écouter les cris d’orfraies à la radio, le gouvernement est sidéré. Qui aurait pu prédire comme disait l’autre 😆!

Étymologiquement, le terme “sidération” désigne le fait d’être négativement influencé par les cieux.
Clairement, ce navire n’a plus de capitaine…